GDS de l'Isère GDS des Savoies GDS des Savoies GDS de la Loire GDS de la Drôme GDS de l'Ain GDS de l'Ardèche GDS du Rhône

Veau

Publié le 23/07/2010

Ambiance bâtiment d'élevage: témoignage

Reportage témoignage ambiance bâtiment d'élevage - ventilation mécanique brassage d'air été


Reportage au Gaec Perce Neige (Haute-Savoie) - ventilation mécanique - brassage d'air

La période estivale nous montre combien les vaches supportent mal la chaleur. Sous-production, problèmes respiratoires, mammites…les conséquences sont nombreuses mais il est difficile d’estimer avec précision les bénéfices qui peuvent être mis en relation avec un abaissement de la température de votre bâtiment.
Pour en savoir en plus, nous avons interrogé trois éleveurs haut-Savoyards qui ont choisi de faire confiance au G.D.S 74 pour acquérir et dimensionner un système de brassage d’air.

Cette semaine nous nous rendons au GAEC Perce Neige chez Mrs Chaumontet et Veyrat à Chaumont (74) où un dispositif équipé de sept ventilateurs pilotés par un régulateur électronique a été installé il y a un an dans la stabulation libre qui abrite 70 vaches laitières.

Monsieur Veyrat, qu’est ce qui a motivé votre décision d’investir dans la ventilation ?
Sans hésiter, c’est l’aspect sanitaire. Depuis l’agrandissement du bâtiment en 1994, nous avions beaucoup de mal à maintenir nos résultats de qualité du lait à un niveau acceptable ; nous étions en B la plupart de l’année sur le critère leucocytes. Puis en août 2008, en pleine chaleur, ça a été la catastrophe avec une épidémie de mammites incurables : il était alors urgent de faire quelque chose. Nous avons fait intervenir le G.D.S et le service traite qui ont confirmé les problèmes d’ambiance que nous suspections, matérialisés par de la chaleur, des dégagements d’ammoniaque et des germes d’ambiance incriminés dans la plupart des cas de mammites. Le cheptel avait augmenté sans que les volumes d’air du bâtiment n’aient été réellement retravaillés. Le bâtiment initial date tout de même de 1968 alors que notre niveau de production (9500 kg de lait par vache en moyenne) rend les vaches plus fragiles et nécessite des conditions de logement optimales. En outre il vaut mieux éradiquer les problèmes en amont car le robot de traite rend la gestion des vaches mammiteuses plus complexe puisqu’il n’y a plus personne à la traite pour soigner les animaux.
Réaménager les entrées d’air, les volumes du bâtiment et l’isolation aurait été trop coûteux alors que nous venions tout juste d’investir dans un robot traite.

Grâce aux conseils du G.D.S et du service traite, nous avons décidé de focaliser nos efforts sur trois points :
- Remplacement des logettes creuses par des logettes tapis avec 7% de pente pour mieux évacuer les déjections.
- Achat d’un robot racleur qui nettoie les allées toutes les 2 heures
- Installation du système de ventilation

© Pierre Moretti Le système de ventilation


Quels bénéfices avez-vous retiré de cette installation ?
Il est difficile de quantifier avec précision ce que chacun de ces points a apporté séparemment ; c’est sûrement l’ensemble qui nous a permis de progresser. Toujours est-il que nos résultats qualité sont rapidement passés en A. Il est bien rare aujourd’hui que l’on s’éloigne de cet optimum.
Même si le gain en terme de degrés Celsius n’est pas énorme (baisse de 4 à 5°C maximum pour des températures extérieures qui avoisinent les 30°C) la ventilation améliore quasi instantanément la température « ressentie ». Au final les vaches se déplacent mieux et ne « vannent » plus. Et surtout elles maintiennent des résultats de production élevés lors des périodes de forte chaleur : il n’est pas rare d’obtenir des résultats de contrôle de performances à plus de 30Kg de moyenne par vache et par jour avec des températures de 30°C ; cela aurait été inconcevable avant la ventilation.

Pouvez-vous nous décrire comment fonctionne le système ?

C’est bien simple, on ne s’occupe de rien, tout est programmé. On rentre une température « idéale » ; le régulateur fait varier la vitesse de rotation des ventilateurs en tenant compte de la différence entre cette température idéale et la température extérieure. Si la différence est trop grande entre ces deux températures, les ventilateurs tournent à plein régime. Chez nous le système a été programmé pour se déclencher automatiquement dès que la température extérieure atteint 18°C.

Comment l’installation s’est-elle déroulée?
Lorsque le G.D.S74 a réalisé son diagnostic d’ambiance, nous avons appris qu’il proposait du matériel de ventilation. C’est donc tout naturellement que nous leur avons demandé un devis. Nous avons décidé de travailler avec le G.D.S essentiellement pour deux raisons :
- Les prix étaient les plus compétitifs
- Un accompagnement très sérieux pour nous expliquer les fonctionnalités du système et pour procéder à son dimensionnement. Cette étape est essentielle pour obtenir un fonctionnement optimal par la suite. Elle défini le sens de circulation de l’air et la distance qui sépare les ventilateurs.
L’installation nous a coûté 5 500€ H.T pour sept ventilateurs auxquels nous avons rajouté 600€ de connectique. Nous avions décidé de procéder à l’installation par nos propres moyens. La chose est faisable mais nécessite un minimum de connaissance des schémas électriques. Le branchement final doit être effectué par un électricien agréé pour que l’installation soit conforme pour les assurances.
Le système a été très bien dimensionné car nous n’avons pas modifié les réglages depuis l’installation. Le ventilateur situé à proximité du robot de traite mériterait peut être que l’on modifie un peu son orientation afin de favoriser encore un peu plus la fréquentation du robot lorsqu’il fait très chaud.

Globalement, quel est votre degré de satisfaction ?

Un système de ventilation, c’est un très bon retour sur investissement ! Bien entendu le mieux c’est encore d’en tenir compte lors de la construction d’un bâtiment neuf. Pour notre part, nous n’avons pas eu le choix, car les contraintes de circulation d’air pour un bâtiment construit en 1968 pour 40 vaches laitières ne sont évidemment plus du tout les mêmes en 2010 pour 70 laitières. Généralement, on ne tient pas assez compte de l’ambiance dans les bâtiments anciens. Elle est souvent en déphasage avec des contraintes techniques élevées (hauts niveaux de production, fertilité du troupeau, qualité du lait…) : dans notre cas le pari de la ventilation a été payant.
Les filières porcines et avicoles ont bien compris que la ventilation était un enjeu majeur ; je suis persuadé qu’elle est promise à un brillant avenir en élevage bovin.

© Pierre Moretti Le robot racleur

Propos recueillis par Pierre Moretti.

D'autres témoignages en Haute-Savoie
 
Contact :  
Jean-François Mermaz,
spécialiste de l'aménagement des bâtiments d'élevage,  
reconnu depuis plus de 10 ans,
pour des bâtiments sains, fonctionnels et confortables.
Tél : 06.80.67.13.09
mail : jfmermaz@gds74.asso.fr