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Publié le 22/12/2004

Une journée sur la pathologie respiratoire des bovins

22/12/2004
Une journée sur la pathologie respiratoire des bovins
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Publication réalisée
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La journée sanitaire du GDS de l’Isère, lundi 10 janvier 2005 à La Buisse, portera sur la pathologie respiratoire des bovins. Ces maladies sont responsables d’importantes pertes dans les élevages. En améliorant l’ambiance des bâtiments, les éleveurs peuvent minimiser l’apparition des problèmes et leur incidence. Le point avec Michel Duprès, vétérinaire et directeur adjoint du GDS.
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Pourquoi organiser une journée sur la pathologie respiratoire ?
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Pour tout savoir sur...
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La pathologie respiratoire est une préoccupation majeure pour les éleveurs de bovins. Elle est la principale cause de mortalité en épidémie des animaux entre 4 et 24 mois. Les frais de traitement sont élevés. Les affections respiratoires entraînent des pertes de production et un retard de croissance. Quand les vaches laitières sont touchées, leur production chute. Ce sont aussi des pathologies très contagieuses. Un animal malade contamine toute la stabulation. Les éleveurs doivent combiner une intervention rapide et une réflexion à long terme, sur l’ambiance des bâtiments. Les deux aspects sont importants.
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Quelle est la gravité de cette pathologie chez le bovin ?
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Les pertes économiques chiffrées :
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Pour le GDS de l’Isère, la pathologie respiratoire des bovins représente 18% des dossiers en « caisse coup dur ». Dans ces élevages durement atteints (mortalité), la moyenne des pertes financières s’élève à 7 600 euros.
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L’Isère compte 3 500 élevages bovins pour un total de 150 000 animaux. 30% sont âgés de 4 à 24 mois, période où la pathologie respiratoire fait le plus de morts.
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Le bovin possède de petits poumons. Ils sont fragiles et servent d'interface avec l’extérieur. Dès qu’il y a quelque chose qui traîne dans l’air ambiant, des toxiques (ammoniaque) ou des virus, les poumons sont les premiers organes exposés et donc les premiers atteints. Souvent, la maladie part de là. L’animal a des difficultés à respirer, des écoulements nasaux, et très fréquemment une montée de fièvre. Lors de cette journée sanitaire, nous verrons ensemble comment intervenir dès les premiers symptômes.
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Quelles sont les périodes à risque ?
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Nous distinguons deux grandes périodes : la pathologie respiratoire hivernale, où prédominent les virus (RSV, les grippes…), les pasteurelles et autres surinfections bactériennes. Il existe également une pathologie respiratoire dite d’été, un  peu à part. Elle peut avoir plusieurs causes. Il s’agit souvent de strongylose respiratoire.
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Quelle est la prévention la mieux adaptée ?
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En Isère, la taille des troupeaux augmente. Les éleveurs doivent tout d’abord adapter leurs bâtiments et les conditions d’élevage des animaux en production et en croissance. Comme les ateliers de veaux ou de taurillons, que l’on voit de plus en plus. Après avoir traité cet aspect, nous aborderons la question d’une vaccination intelligente. Nous verrons quel protocole mettre en place pour limiter les infections.
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L’ambiance des bâtiments est un facteur clé dans la prévention de la pathologie respiratoire du bovin.
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Que fait le GDS contre ces maladies ?
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Nous informons les éleveurs pour qu’ils soient les plus compétents sur ces sujets. Nous conduisons la réalisation de diagnostics sanitaires sur l’ambiance des bâtiments, qui permettent d’étudier les facteurs de risque au niveau de l’élevage. Des aides peuvent également être attribuées dans le cadre de la « caisse coup dur » lorsqu’il y a d’importantes mortalités.
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Propos recueillis par Catherine Pellotier