GDS de l'Isère GDS des Savoies GDS des Savoies GDS de la Loire GDS de la Drôme GDS de l'Ain GDS de l'Ardèche GDS du Rhône

Autres

Publié le 04/12/2004

Les mycotoxines

Les mycotoxines
.
 Lire l’article “Mycotoxinsin feedsandtheirfate in animals: a review” AlexandrosYiannikouris, Jean-Pierre Jouany. Animal Research51 (2002) 81-99 au format PDF
.
 Llire l’article « Les mycotoxines dans les aliments des ruminants, leur devenir et leurs effets chez l’animal » AlexandrosYiannikouris, Jean-Pierre Jouany, Productions Animales 15 (2002) 3-16 au format PDF
.
Autres documents :
.
 RDT Info, n°42, août 2004 : les projets de recherches européens sur les mycotoxines
.
 Dossier « mycotoxines » du site de l'Agence Canadienne d’Inspection des Aliments
.
 Dossier du Ministère de l’Agriculture canadien « Les mycotoxines chez les ovins… pour y voir un peu plus clair »
Les mycotoxines sont des métabolites secondaires produits par les moisissures appartenant principalement aux genres Aspergillus, Penicillium et Fusarium. Ces moisissures se développent sur les grains des céréales et dans les fourrages pendant la culture au champ, pendant la récolte et durant la période de conservation. Les mycotoxines sont souvent présentes en mélange et constituent un risque pour les consommateurs en raison de leur synergie.
..
Le métabolisme des mycotoxines est complexe. Il implique chez l'homme et les animaux, des voies de bioactivationet de détoxication. La détoxication fait appel à des processus de biotransformation impliquant des enzymes de l'hôte et de l'écosystème microbien présent dans le tube digestif. Certaines des toxines ou de leurs métabolites peuvent être fixés dans les tissus animaux ou humains. Cependant, la majorité est éliminée dans l'urine, dans les fèces et dans le lait.
.
La toxicité se manifeste généralement sous forme de troubles chroniques difficiles à identifier, et rarement par la mort de l'animal. La présence de mycotoxines dans les aliments diminue la plupart du temps les quantités d'aliments ingérés ainsi que les performances zootechniques des animaux. La présence de résidus toxiques dans les produits animaux destinés à la consommation humaine (lait, viande, abats) constitue un risque potentiel qu'il est nécessaire d'évaluer pour mieux répondre à la demande de sécurité dans la chaîne alimentaire. Pour les toxines les plus dangeureuses et les mieux connues, des doses acceptables (sans danger) sont définies.
.
La réglementation française fixe la teneur maximale admissible dans les matières premières des aliments pour animaux à 0,02 mg/kg (ppm) pour l'Aflatoxine B1 [NOR : ECOC0400057A : arrêté du 5 juillet 2004 modifiant l'arrêté du 12 janvier 2001 fixant les teneurs maximales pour les substances et produits indésirables dans l'alimentation des animaux publié au JORF du 8.10.2004].
.
Pour les céréales destinées à la consommation humaine un règlement communautaire (CE) n° 466/2001 de la Commission du 8 mars 2001 portant fixation de teneurs maximales pour certains contaminants dans les denrées alimentaires précise les teneurs maximales en aflatoxines dans les céréales, en distinguant trois rubriques :
- Céréales (y compris le sarrasin, Fagopyrum sp.) et les produits dérivés de leur transformation destinés à la consommation humaine directe ou à une utilisation comme ingrédient de denrées alimentaires - B1: 2,0 (µg/kg) - B1 + B2 + G1 + G2 : 4,0 (µg/kg);
- Céréales (y compris le sarrasin, Fagopyrum sp.) destinées à être soumises à un traitement de triage ou à d'autres méthodes physiques avant leur consommation humaine ou leur utilisation comme ingrédient de denrées alimentaires - B1: 2,0 (µg/kg) - B1 + B2 + G1 + G2 : 4,0 (µg/kg);
- Maïs destiné à être soumis à un traitement de triage ou à d'autres méthodes physiques avant sa consommation humaine ou son utilisation comme ingrédient de denrées alimentaires - B1: 5,0 (µg/kg) - B1 + B2 + G1 + G2 : 10,0 (µg/kg).
.
Le risque potentiel des mycotoxines peut être diminué en évitant la contamination des plantes par les moisissures au moment de leur culture, de leur récolte et de leur conservation. Il est également possible de réduire la concentration en toxines des plantes contaminées par des traitements appropriés, et (ou) de limiter la biodisponibilité des mycotoxines par l'ajout de ligands. Malheureusement la plupart des ligands ne sont pas spécifiques. Ils lient certains acides aminés ou des minéraux et oligo-éléments dont ils diminuent la biodisponibilité. En outre, certains ligands naturels comme les argiles peuvent être contaminés en doixines ! Enfin, la pratique qui consistait à diluer les aliments contaminés par des mycotoxines avec des aliments sains est interdite depuis le 1er août 2003.
.
Source : INRA