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Publié le 07/01/2005

Les maladierespiratoires des bovins

Pathologie respiratoire des bovins
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Le lundi 10 janvier 2005, le GDS de l'Isère a organisé une journée consacrée à la pathologie respiratoire des bovins. Cette page reprend les interventions faites à cette occasion.


Télécharger le tiré à part des interventions au format PDF :
 
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Les maladies respiratoires sont un des problèmes de santé majeur des bovins. Du fait de la fragilité de leurs poumons et généralement du caractère très contagieux des microbes responsables, les infections respiratoires peuvent prendre des proportions importantes, parfois graves.
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Sur le plan épidémiologique on distingue deux grandes périodes :
- période hivernale où les animaux sont en stabulation,
- période estivale où les animaux sont à l'herbe.
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Il ne faut cependant pas être catégorique : certains types d'animaux sont élevés en bâtiments tout au long de l'année. Dans d'autre cas, les périodes de mises à l'herbe commencent de plus en plus tôt et se terminent de plus en plus tard.
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 Réagir en cas de problèmes de maladie respiratoire sur les bovins
 Qu'attendre de la vaccination contre les maladies respiratoires des bovins
 Le rôle du bâtiment
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Pour en savoir plus :
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 consultez notre page d'information sur le diagnostic d'ambiance
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 téléchargez les articles parus dans les bulletins d'information du GDS :
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Prévention du B-RSV
...  (GDS Info 2000)
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Pathologie respiratoire
des jeunes bovins
...  (GDS Info 2004)
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Prévenir les maladies respiratoires
chez les bovins adultes
....  (GDS Info 2005)
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Dossier Maladies Respiratoires des ruminants
...   (GDS Info 2011)

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L'essentiel en quelques mots :
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téléchargez la fiche résumée sur la conduite à tenir face à un problème de maladies respiratoires sur les bovins :
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L'utilisation dès le départ d'un antibiotique sur un problème de pathologie respiratoire n'est pas toujours d'un grand intérêt en raison de la très fréquence des infections respiratoires dues à des virus: B-RSV et PI3 principalement. Le choix de réaliser un traitement antibiotique individuel ou collectif doit se faire qu'après examen par le vétérinaire des animaux malades et prise en compte à la fois des symptômes mais aussi de l'environnement des bovins.
Un élément important pour la prise de décision du vétérinaire est le pourcentage d'animaux atteints (plus de 30 % de bovins) où la vitesse de progression de la maladie (plus de 10 % de nouveaux malades par jour). En cas d'infection virale, l'essentiel consiste à faire chuter la fièvre pour favoriser la reprise d'apétit et éviter les avortements secondaires à l'hyperthermie, réduire les sécretions et faciliter leur évacuation pour éviter l'encombrement de la trachée et des bronches, séparer les animaux malades de ceux qui ne sont pas atteints et les mettre dans les meilleures conditions d'ambiance possible. Le traitement antibiotique n'a d'intérêt que lorsqu'on est en présence d'une infection bactérienne, ou que le vétérinaire juge que l'évolution vers celle-ci est quasi-certaine du fait des conditions d'élevage.
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La prise de température doit être LE geste reflexe de tout éleveur face à tout bovin "suspect" d'être malade lorsqu'on est dans un contexte de pathologie respiratoire.
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Les examens à privilégier sont autant que possibles les outils de diagnostic direct (observation microscopique directe, bactériologies et virologies sur un lavages broncho-alévéolaire et/ou une aspiration trans-trachéale). Ces prélèvement doivent être mis en oeuvre très précocément s'il y a des signes de gravité (cf. supra), et dans l'idéal avant l'instauration des traitements antibiotiques. Ce sont les animaux en début d'évolution clinique qu'il faut prélever. Si on fait des prises de sang, il convient de faire prélever au moins une dizaine de bovins et d'effectuer un deuxième contrôle sérologique 15 à 30 jours après le premier. C'est l'augmentation des titres en anticorps qui permet d'identifier l'agent responsable de l'épisode de pathologie respiratoire.
La portée en matière d'action curative immédiate des examens de laboratoire reste généralement faible ; en revanche ils présentent un intérêt majeur pour la défintion d'un plan de vaccination préventif ultérieur tant que les défauts ou les risques identifiés dans les pratiques et conditions d'élevage n'auront pas été corrigés.
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La vaccination préventive contre les maladies respiratoires des bovins est efficace mais sa portée est limitée :.
 dans le temps : 4 mois de couverture après le rappel,
 dans son spectre d'activité en fonction du vaccin choisit : virus respiratoires, infections à pasteurelles.
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La vaccination doit être raisonnée pour être adaptée :
 aux microbes responsables des problèmes de pathologie respiratoire dans l'élevage,
 à la période à laquelle les animaux sont succeptibles d'exprimer les affections respiratoires vis-à-vis desquelles on vaccine.
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L'impact des conditions d'hébergement des animaux est primordial : si les problèmes de pathologie respiratoire persistent ou se renouvellent périodiquement, un diagnostic d'ambiance est indispensable pour identifier les adaptations à faire pour éviter les récidives.
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.Réagir face à la pathologie respiratoire
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Par Renaud Maillard
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L’abord pratique des affections respiratoires en période de stabulation nécessite de l'éleveur une démarche rigoureuse et le recours au vétérinaire. L’abord de ce type d’affection ne doit donc pas se limiter au choix d’un antibiotique hors prescription ou d’un plan de vaccination, mais il s'étend, une fois le diagnostic établi, à l’inspection critique du bâtiment et à la prise en compte avec le vétérinaire d’éléments chiffrés et factuels de la conduite d'élevage, concernant notamment les mouvements d'animaux ainsi que la gestion des lots. La démarche proposée ci-après distinguera la démarche en amont sur les conditions d ‘élevage et sur les animaux eux-mêmes des mesures sanitaires et médicales correctives qui seront abordées de façon plus réduite et de toutes façons du ressort et de la responsabilité du prescripteur.
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Dans un objectif de simplicité et de pragmatisme, seuls les aspects de la visite du bâtiment abordables aisément et / ou facilement améliorables par l'éleveur seront évoqués, notre ambition n'étant pas de proposer une démarche complexe aboutissant à des propositions irréalistes donc «décourageantes».
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La résolution d’une affection respiratoire en élevage bovin est un travail collectif. Pour l’éleveur, le recours au vétérinaire doit être précoce. Les signes d’alerte sont bien connus, et il incombe à l'éleveur de faciliter la tâche de son praticien en s’abstenant de traitements intempestifs mais aussi en définissant le nombre d'animaux atteints et en donnant les moyens nécessaires à un diagnostic précis. Enfin, l'importance des conditions d'élevage et notamment  du bâtiment, des mouvements d'animaux et de l’alimentation  (transitions alimentaires, prise colostrale ,…) justifient, notamment lors de récidives ou de persistance des problèmes d’une saison d’élevage à l’autre, la remise à plat de ses propres pratiques sur les conseils de son praticien et de son technicien bâtiment.
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1. DEMARCHE INITIALE : QUAND S’ALARMER ?
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La stratégie commune à l’éleveur puis à son vétérinaire praticien, en 3 points, consiste :
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 à partir des animaux malades et sains,
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 à identifier le(s) agent(s) infectieux en cause, et
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 à identifier les points clés du « management » de l’élevage qui sont défaillants.
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Elle tient compte aussi du passé pathologique de l’élevage et de l’occupation des locaux, sur présentation de documents analytiques et d’un plan métré des bâtiments d’élevage –figurant notamment les ouvertures destinées à la ventilation- lors de l’entretien avec le vétérinaire.
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Ces différents aspects peuvent être qualifiés de statiques. Les mises en lots, les mélanges d'animaux de lots ou de provenances différents, tous les mouvements d’animaux du cheptel fixe et du cheptel roulant à l’intérieur de l’exploitation ou entre exploitations ainsi que  le calendrier des mises-bas en constituent les éléments dynamiques.
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1.1. Point de départ : les animaux :
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L’éleveur part des animaux malades pour définir deux groupes d’animaux dans l’élevage :
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 ceux qui sont en cours de maladie,
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 ceux pour lesquels la conduite d’élevage en fait un groupe à risques .
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Il y aura donc une démarche active avant l’arrivée du praticien.
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Les animaux malades seront définis par le JUGE DE PAIX, le thermomètre. Le deuxième critère sera LA PERTE D’APPETIT.
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Enfin, des signes « purement respiratoires » comme la toux, le jetage nasal, une respiration accélérée avec des mouvements amplifiés (« soufflet de forge ») seront notés avant l’appel du vétérinaire.
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L’identification avec le vétérinaire des groupes d’animaux à risque est relativement aisée : il s’agit d'une part des veaux, de l’autre du cheptel reproducteur femelle. A la charnière entre ces deux groupes figure le pré- troupeau femelle, en général conduit à part des deux autres en période de stabulation (mais intégré souvent en période de pâturage au groupe des vaches taries en cheptel laitier).
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Les veaux sont issus de deux origines : il y a les veaux nés sur l’exploitation, et ceux qui ont été achetés (ce qui est un facteur de risque supplémentaire).
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Dans les lots de génisses, il est rare d’être confronté à un épisode de pneumonie enzootique. Depuis l’apparition des quotas, l’éleveur laitier dispose souvent d’un atelier « taurillons » où il engraisse les jeunes mâles de son élevage en complétant fréquemment par des achats extérieurs d’animaux sevrés ou non. Ces animaux sont souvent le point de départ d’un épisode de pneumonie enzootique, dont l’extension au reste de l’élevage est modulée par la disposition des bâtiments, la circulation des personnels et les vents dominants, les agents infectieux responsables pouvant contrairement à une idée longtemps tenace être diffusés à plusieurs mètres sans nécessairement qu’il y ait contact mufle à mufle.
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Quant aux vaches adultes, même en cas d’agents infectieux contagieux (IBR, RS, Pasteurelles, Parainfleunza 3, BVD…), le nombre d’animaux malades peut être réduit, à la différence des lots d'animaux plus jeunes où la morbidité (nombre d’animaux malades) peut atteindre 80% voire au-delà.
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En définitive, le travail de l’éleveur sur les animaux malades commence par leur identification exhaustive :
 évaluation des lots atteints (taille, composition)
 au sein des lots atteints, prise de température sur tous les animaux si possible en attendant l'arrivée du vétérinaire, et surveillance de la prise alimentaire
 circuit passé des animaux dans l’élevage (pour les animaux qui y sont nés), ou provenance des animaux achetés
 contacts éventuels avec les animaux plus âgés (veaux de différentes origines, ou veaux nés antérieurement, ou vaches et taureaux)
 contacts avec des animaux antérieurement malades, récidives.
 affections autres que respiratoires, anciennes ou actuelles.
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Le travail de l’éleveur facilitera d’autant celui de son vétérinaire et la rapidité d’intervention de celui-ci augmentera les chances de guérison d’un maximum d’animaux.
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1.2. Identification de l’agent responsable par le vétérinaire :
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Les agents pathogènes responsables sont bien connus. Leur identification précise en situation pose la question des priorités, notamment financières dans l’emploi de l’outil analytique et du recours au laboratoire d’analyses. L’orientation diagnostique vers les hypothèses les plus probables limite les coûts pour l’éleveur et la frustration ressentie au paiement d’analyses aux résultats négatifs.
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Pour les jeunes animaux, on pensera, sans se substituer au praticien, essentiellement à :

 une pneumonie virale, au premier rang figurant le virus respiratoire syncytial bovin (RS) et secondairement le virus parainfluenza III (PI3),

 une pneumonie « mixte », virale et pasteurellique (RS et M. haemolytica), pour les animaux sevrés, ou à la bronchite vermineuse (Dictyocaulus viviparus).
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Pour les adultes, le virus de la rhinotrachéite infectieuse bovine et la pasteurellose  sont sans doute les plus fréquents, avec la surprenante bronchite vermineuse.
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Enfin, la fréquence d’apparition voire la part de responsabilité de certains germes reste à préciser, notamment pour les mycoplasmes (M. bovis et M. dispar).
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Le diagnostic de laboratoire le plus souvent pratiqué repose sur l’emploi d’examens sérologiques. Une seule prise de sang n’est d’aucune valeur dans l’établissement du diagnostic, il faut avoir recours à des prises de sang couplées.
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Attention, il n’existe pas de tests sérologiques commerciaux et/ou fiables pour tous les agents pathogènes qui peuvent être responsables d’affections respiratoires, comme par exemple les pasteurelles et les mycoplasmes, voire les salmonelles.
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En définitive, et contrairement à une croyance répandue, les examens sérologiques sont d’un intérêt médiocre.
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Priorité doit donc être faite aux techniques d’investigation destinées à l’identification directe des agents pathogènes. Il faut accorder au praticien la possibilité de réaliser un diagnostic précis, même si le diagnostic direct du microbe responsable est en apparence plus cher.
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Du vivant de l’animal, les techniques les plus aisée sont  fondées sur l’écouvillonnage naso-pharyngé profond (ENPP) ou l’aspiration trans-trachéale (ATT). Les animaux choisis devront être en début d’évolution (température seule, d’où encore l’intérêt de la mesurer), et au moins sur trois animaux (mais on peut mélanger les prélèvements pour diminuer les coûts sans être moins sensible).
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L’usage de ces techniques diagnostiques tendra à permettre permettra au vétérinaire d’établir un diagnostic précis, d’autant plus précieux qu’un traitement spécifique et surtout un éventuel plan de vaccination sont en jeu.
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L’éleveur doit donc donner les moyens au vétérinaire d’établir un diagnostic le plus précis possible afin d’éviter un échec  et des surcoûts ultérieurs.
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1.3. Diagnostic zootechnique / conduite d’élevage et bâtiments :
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Afin d’assurer un maximum d’efficacité aux mesures correctives qu’il va proposer, le vétérinaire doit les inscrire dans le cadre du « possible » dans l’ensemble d’un diagnostic d’exploitation, en tenant compte de la motivation de l’éleveur, de la sévérité des affections respiratoires dans son troupeau, des effectifs et du temps en personnel, des limitantes d’origine financière et pratiques.
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Dans les deux cas, les premiers éléments que l’éleveur doit évaluer sincèrement concernent les aspects fondamentaux de la conduite d’élevage :
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 le temps d’observation et de soins accordé aux animaux ;
 la surveillance des vêlages ;
 les aspects quantitatifs et qualitatifs de la prise colostrale;
 la composition du lactoremplaceur, la distribution des buvées, la conduite du sevrage (toutes transitions alimentaires) ;
 l’importance des maladies autres que respiratoires ;
 la conduite en lots de même âge ;
 la possibilité d’isoler les malades.
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Dans un deuxième temps, cette phase se poursuivra avec le praticien  par une visite bâtiment. Les problèmes les plus fréquents en relation avec les affections respiratoires sont par exemple:
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 un défaut de ventilation dans les étables fermées ;
 un excès de ventilation dans les bâtiments semi-ouverts ;
 une circulation de l’air des animaux les plus âgés vers les plus jeunes;
 des cases trop peuplées et/ou des lots d’animaux supérieurs à 20 têtes.
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Concrètement, l’éleveur accompagnera son vétérinaire pour la première mesure (ou plutôt les premiers relevés de mesures), concernant la température à proximité des animaux, si les lots d'animaux considérés sont des veaux, car leur zone de confort ou d’adaptation thermique est beaucoup plus réduite (+7 à +25°C) que si l’on affaire à des animaux ruminants (-5 à +22°C). Toutefois, cette température n’est pas la température perçue par les animaux. Celle-ci dépend de l'hygrométrie et surtout de la vitesse de l’air.
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Il est facile de mesurer la première avec un hygromètre (maximum recherché de 80%), et la seconde ne doit pas dépasser 0,25 m/s (pour les veaux de moins de 6 mois, le double étant toléré pour les adultes).
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Pour juger de cette vitesse et des circuits d’air, il est nécessaire de prévenir son vétérinaire ou son technicien bâtiments, pour qu’il dispose de fumigènes.
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Une appréciation indirecte de l’hygrométrie est possible en revanche :
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 par l’inspection des zones de condensation dans le bâtiment ;
 par l’inspection des pelages, qui doivent rester secs (en bâtiment fermé).
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Une autre mesure qu’il est possible de réaliser, même grossièrement, est celle du volume par animal. Si on intègre la hauteur sous plafond, elle est indicatrice du renouvellement d’air naturel.
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Les défauts les plus fréquents des bâtiments de conception ancienne sont :
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 un volume insuffisant, lié à une forte densité animale, une faible hauteur sous plafond, un petit nombre d’ouvertures ;
 un excès d’humidité, pour les mêmes raisons.
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Les défauts les plus répandus des bâtiments modernes sont à l’inverse un volume excessif (hauteur sous faîtage élevée, largeur du bâtiment fréquemment supérieure à 15 m) et l’impossibilité de réguler la température ambiante par temps de vent ou en période estivale.
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On retiendra les volumes d’air indicatifs :
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- par vache adulte, de 25 m3
- par taurillon ou génisse, de 20m3,
- par veau de 5 m3.
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La ventilation naturelle du bâtiment dépendant de l ‘effet vent (écoulement de l’air depuis son point d’entrée où il est en surpression vers le côté controlatéral où l’air est en dépression) et de l‘effet cheminée (aspiration en hauteur de l’air réchauffé par les animaux), l’étape suivante consiste à identifier les entrées et sorties d’air du bâtiment.
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Des tables normatives de recommandations existent pour de nombreux cas de figure.
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En définitive, l’approche du diagnostic bâtiment par l’équipe éleveur-technicien-vétérinaire se fera :
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 par mesure des températures au niveau des bovins,
 par mesure des volumes,
 par mesure des surfaces d’entrée et sortie de l’air,
 par analyse des flux d’air à l’aide de fumigènes, surtout si la vitesse du flux est réduite car dans ce cas il est difficile d’en apprécier le sens de circulation.
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Le vétérinaire complétera utilement cette analyse par l’examen des litières (facteur important d’isolation, avec un paillage abondant et sec des cases à veaux par exemple), et parfois par la mesure de l’ammoniac, sachant sans instruments de mesure qu’à la limite recommandée de 5 ppm, l’odeur est à peine perceptible.
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2. QUE FAIRE APRES LE DIAGNOSTIC SUR ANIMAUX ET LE DIAGNOSTIC BATIMENT ?
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Les mesures correctives concerneront parallèlement la conduite d’élevage, les thérapeutiques prophylactiques ou curatives prescrite, le bâtiment.
2.1. Conduite d’élevage :
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Deux types de mesures sont prioritaires :
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        La prise colostrale (surveillance de la buvée, qualité du colostrum, quantité absorbée, efficacité de l’absorption) sera corrigée chaque fois que des affections respiratoires seront signalées chez des veaux de moins de 3 mois.
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        Les mélanges d’animaux seront tant que faire ce peu prohibés, notamment :
............. le mélange d’animaux nés sur l’exploitation et d‘animaux achetés,
............. le mélange d’animaux d’âges différents,
............. le mélange d’animaux sains et d’animaux malades.
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2.2. Thérapeutiques :
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L’abord thérapeutique concerne des mesures à effet immédiat, curatives, et des mesures à effet prospectif et spéculatif, prophylactiques. La thérapeutique sera du seul ressort de la prescription vétérinaire.
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La décision de changer le traitement (notamment antibiotique) devra aussi appartenir au praticien, après au moins 72 heures.
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2.3. Propositions pour l’habitat et l’ambiance :
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L’accord doit être trouvé avec son technicien bâtiment.
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A titre d’exemple, dans les bâtiments anciens, le facteur limitant principal est l’absence ou l'insuffisance des ouvertures.
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Dans les bâtiments récents, le problème des faîtières ne se pose pas, le bâtiment étant conçu ainsi. En revanche, les courants d’air sont fréquents.
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Il est évidemment préférable de procéder par étapes dans la transformation d’un bâtiment, pour des raisons économiques mais aussi pour évaluer au fur et à mesure des visites la pertinence des mesures effectuées.
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.Vacciner contre les maladies respiratoires
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Par Loic Oliviero
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Les bonnes pratiques de vaccination
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 Suivre la prescription de votre vétérinaire concernant les plans de vaccination
 Conserver les flacons de vaccin entre + 2°C et + 8°C
 Conserver les vaccins à l’abri de la lumière
 Ne pas congeler
 A utiliser rapidement après ouverture
 Utiliser des aiguilles à usage unique
 Vacciner l’ensemble de la population à risque
 Vacciner uniquement des veaux en bonne santé
 Conserver par écrit les dates de vaccination et l’identification des animaux vaccinés

La vaccination consiste à mimer une infection en injectant les germes responsables de la maladie. Les germes du vaccin sont atténués ou inactivés pour ne pas provoquer la maladie lors de cette « première rencontre ». On crée ainsi une mémoire immunitaire. Lors d’une infection naturelle ultérieure, la réponse défensive de l’organisme sera plus intense et plus rapide.
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Dans le cas des maladies respiratoires, ces « germes » sont nombreux et il convient de bien cerner l’importance de chacun : virus syncytial, virus PI3, Pasteurelles, Mycoplasmes… Toutefois la vaccination n’est pas une assurance tout risque et ne peut, en particulier pas pallier à des erreurs au niveau du bâtiment ou de la conduite d’élevage. Le bénéfice de la vaccination sera d’autant plus grand que les autres facteurs de risque seront maîtrisés.
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Enfin outre le vaccin lui-même, la façon de l’utiliser compte tout autant. Ainsi on portera attention :
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 Au respect des protocoles indiqués par le fabriquant
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 A la manipulation du vaccin qui  est un produit fragile
............. respect de la chaîne du froid
............. matériel à usage unique
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 Aux conditions de vaccination en évitant de vacciner des animaux
............. trop jeunes
............. stressés
............. déjà malades.
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Gardons en mémoire que la vaccination est une protection de groupe et non individuelle : il ne sert à rien de vacciner seulement 10 animaux dans un bâtiment de 100 par exemple. Pour bénéficier au maximum de l’effet préventif, il convient d’avoir terminé le protocole complet de vaccination 15 jours avant la période à risque. Cela suppose de vacciner les animaux à l’extérieur avant la rentrée à l’étable.
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.Aération et hygiène des bâtiments
.DE L’AIR SANS COURANT D’AIR
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Par Eric Vial
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Un problème sanitaire dans un élevage est la combinaison de plusieurs facteurs. Les maladies respiratoires peuvent être liées à un problème de logement. L’environnement de l’animal est important d’où la nécessité d’avoir un bâtiment ou les animaux se sentent bien. Pour obtenir ces résultats, le bâtiment doit respecter certaines normes d’hygiène, de bien être et d’aérations. Le diagnostic d’ambiance du bâtiment est un outil pour faire le point avec l’éleveur. Il permet de trouver les points faibles du bâtiment et de proposer des améliorations.
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LES PRINCIPES DE LA VENTILATION
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Le renouvellement du volume d’air intérieur permet d’éliminer les gaz viciés, l’humidité et d’introduire de l’air frais : c’est la ventilation du bâtiment.
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Ce résultat peut être obtenu de deux façons distinctes :
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La ventilation statique ou naturelle : le mécanisme de renouvellement de l’air fait appel à des facteurs naturels mettant en jeu la chaleur des animaux ou les effets climatiques.
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Ces principes sont appelés :
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        L’effet cheminée :
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Il résulte de l’échauffement de l’air à proximité des animaux. Devenant alors plus léger, il s’élève en direction du faîtage (d’où la nécessité d’avoir une sortie d’air au faîtage). L’air peut rentrer latéralement par les parois.
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        L’effet vent :
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Il résulte de la différence de pression entre deux parois opposées d’un bâtiment soumis au vent. Il est utilisé pour créer un balayage horizontal du bâtiment. L’air entrant d’un côté et sortant à l’opposé.
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La combinaison de l’effet vent et de l’effet cheminée permet un renouvellement d’air suffisant si la disposition et la conception des entrées et des sorties d’air sont correctes.
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Cependant si les ruminants ne craignent pas le froid, ils sont par contre sensibles aux courants d'air. Une vitesse d’air trop élevée oblige les animaux (surtout les jeunes) à lutter contre le froid et ceci diminue leur résistance aux agents pathogènes. C’est pourquoi les entrées d’air doivent être placées le plus haut possible et protégées par un dispositif brise vent : par exemple du bardage bois ajouré.
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Les entrées et les sorties d’air doivent être correctement réparties pour éviter les courants d’air. Pour réaliser des entrées d'air sans créer de courant d'air, il existe plusieurs techniques : le bardage claire voie, les filets brise-vent, la tôle perforée ou la tôle ventelle.
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Les sorties d’airs sont des faîtages ouverts ou des cheminées.
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